Publié par : elsekampf | août 1, 2007

Je m’explique:

C’est à la fois un cri de douleur,d’abord celui de ma naissance dans un pays fatalement toujours en ruines,la douleur de la guerre, de l’amputation de mon corps, de mes biens, de ma terre.  Cette douleur que je transcris en poèmes, à lire comme des chants ou une prière  des absents,n’est pas vécue comme une punition divine, mais un acharnement du sort où l’homme joue Dieu. C’est une douleur aiguë,celle d’une âme blessée, d’une mémoire éclatée, d’une matrie en déshérence.

Souffrances, douleurs, avortements, ponctuent  toujours et encore une tragédie inlassablement mise en scène dans un Liban fantoche. Pour le goût du pouvoir,des milliers de victimes fleurissent les tombes des vivants, et  se voilent de martyrologie. Que de deuils « Dolus », de douleurs. 

Ce terme de « Yellowish » renvoie d’une part, à l’œuf, sur la table du Seder, dans la pâque juive ; Pessah. Cet œuf dur, à la face noircie, revêt un signe fort, symbolise la désolation, le sacrifice au Temple, le deuil, la vie avortée.D’autre part, il  reprend la couleur jaune ocre, l’odeur fétide  d’un vomi, d’un dégueulis d’œufs brouillés, d’une guerre putride.Je veux malgré tout espérer  vivre.


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