Publié par : elsekampf | octobre 14, 2007

Le bleu sauvage.

Le bleu sauvage   

Dans les branches, ils couraient

Epouvantés, des toiles collaient à leur visage.

Ils fonçaient dans les troncs, les branches pleuvaient,

Regardaient derrière eux, roulaient des yeux d’orage.  

 Dans les forêts d’ombres chassaient

Des meutes d’hommes aux abois, s’enfonçaient.

Dans les branches, ils couraient

Epouvantés, des toiles collaient à leur visage.  

 Entre les bois, où traîne le jour en cage

Courent, les meutes reniflent, louvoient

Les petits livides trébuchent de peur, sans voix

Soudain une machette tranche l’air froid. 

 Sous le vert des branches, le rouge serpentait

Une petite tête regardait le dernier bleu sauvage

Dans le blanc nuage des yeux la mort se lisait.  

Liban, as-tu gardé la mémoire de ces doux visages ?


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